STOFË
Ouverture des préventes prochainement · Édition limitée, pièces numérotéesÊtre prévenu → Les préventes sont ouvertes · Édition limitée, pièces numérotéesPrécommander →

Notre atelier

Lyon, la soie en héritage

Maison STOFË est née à Lyon, et ce n’est pas un hasard. Peu de villes au monde ont autant vécu de la soie, et aucune n’a gardé aussi vivants les gestes qui la travaillent.

Cinq siècles de soie

Une ville tissée de fils

Tout commence en 1536, lorsque François Ier accorde à Lyon le privilège de tisser la soie. À la fin du XVIe siècle, la corporation des ouvriers en drap d’or, d’argent et de soie fait déjà travailler dix mille Lyonnais, et Colbert organise en 1667 la Grande Fabrique, qui réunit tous les métiers de la soierie.

Au XVIIIe siècle, plus de quatorze mille métiers battent dans la ville. Au début du XIXe, les tisseurs s’installent sur la colline de la Croix-Rousse, dans des immeubles aux plafonds de plus de quatre mètres, pensés pour accueillir les métiers Jacquard. Vers 1830, la moitié de Lyon vit de la soie. On appelle ces ouvriers les canuts.

Le XXe siècle a vu l’industrie reculer, mais les savoir-faire ne se sont pas éteints. C’est à Lyon qu’on a développé, dès les années 1920, l’impression au cadre des carrés de soie, et c’est encore aux portes de la ville que sont imprimés aujourd’hui les carrés des plus grandes maisons.

Pourquoi ici

Travailler avec les ateliers d’ici

Travailler à Lyon, c’est s’adosser à cette mémoire et s’imposer ses exigences. Nos carrés sont dessinés sur les pentes de la Croix-Rousse et confiés à des ateliers de la région lyonnaise, à quelques kilomètres de notre table de dessin. Cette proximité nous permet de suivre chaque étape, de valider chaque couleur sur prototype et de connaître les mains qui fabriquent nos pièces.

La maison

Une maison entre deux rives

Maison STOFË est née d’une conviction : les signes de l’art albanais méritent la même exigence que les plus beaux objets de la mode européenne. Le soleil des Illyriens ou le filigrane de Prizren ne sont pas des souvenirs à exposer derrière une vitre, mais une matière vivante, qui peut se porter tous les jours.

Chaque signe est longuement étudié avant d’être redessiné à la main jusqu’à l’essentiel. Il est ensuite confié aux plus belles matières et à des ateliers que nous connaissons. Rien n’est produit d’avance : chaque série est fabriquée à la mesure des précommandes, et chaque pièce est numérotée.

Demain

Au-delà du carré

Le carré de soie est notre première pièce, pas la seule. La maison prépare déjà d’autres vêtements et accessoires, de l’écharpe à la veste, avec la même idée : faire dialoguer l’héritage albanais et le savoir-faire européen, sans folklore et sans compromis sur la matière.

Le chemin d’un carré

Du premier trait à l’écrin

01

Le dessin

Chaque carré commence à la main, à Lyon, sur les pentes de la Croix-Rousse. Les signes albanais sont étudiés, redessinés puis épurés jusqu’à l’essentiel, avant d’être préparés pour l’impression.

02

La soie

Un twill de soie de mûrier, dense et souple, choisi pour sa tenue au nœud et pour la profondeur qu’il donne aux couleurs.

03

L’impression

Le dessin est imprimé en numérique dans un atelier de la région lyonnaise, puis fixé à la vapeur, lavé et apprêté. Chaque nuance est validée sur un prototype avant la série.

04

Le roulotté

Les bords sont roulés puis cousus sur eux-mêmes. Ce roulotté donne au carré son tombé et sa finition.

05

L’écrin

Chaque carré est numéroté à la main sur sa carte, puis rangé dans sa boîte, avec du papier de soie.